De notre pain à votre bière
Chaque jour, dans nos fournils, on cuit du bon pain. Et comme dans toute boulangerie, il en reste parfois. Alors on s'est posé une question toute simple : et si ce pain, plutôt que de finir à la poubelle, prenait une deuxième vie ? La réponse tient dans une canette — une bière dorée, brassée juste à côté, à partir de nos surplus. On l'a baptisée, forcément, La Bête ne laisse pas de miettes.
Une ale dorée qui a du caractère
Brassée à Montréal, cette bière se nourrit de nos surplus de pain pour forger son caractère. On transforme l'invendu pour créer une ale dorée au goût légèrement brioché, avec une fine amertume et une jolie note fruitée. Le pain qui lui donne vie se devine à la dégustation : cette rondeur presque briochée, c'est lui.
Le résultat ? Une bière facile à aimer, à 5 % d'alcool, qui se boit aussi bien sur une terrasse d'été qu'à côté d'un plateau de fromages. Boire local, savourer l'audace.
Du pain à la bière : des cousins depuis toujours
Transformer du pain en bière peut sembler surprenant, mais c'est en réalité un retour aux sources. Le pain et la bière sont de vieux complices : tous deux naissent des mêmes ingrédients de base — des céréales, de l'eau, de la levure. On a longtemps appelé la bière un « pain liquide », et dans les civilisations anciennes, on les fabriquait souvent côte à côte.
Concrètement, le pain invendu vient remplacer une partie des céréales normalement utilisées pour le brassage. Le pain est séché, puis intégré à la recette, où ses sucres se transforment tout naturellement en alcool sous l'action de la levure. Rien ne se perd, tout se transforme — au sens le plus littéral.
L'économie circulaire, c'est quoi au juste ?
On parle beaucoup d'économie circulaire, mais concrètement, de quoi s'agit-il ? Notre façon de produire est le plus souvent linéaire : on fabrique, on consomme, on jette. L'économie circulaire propose l'inverse : garder les ressources en jeu le plus longtemps possible et faire en sorte que ce qui serait un déchet devienne la matière première de quelque chose d'autre. On ne jette plus au bout de la chaîne — on boucle la boucle.
Notre bière en est un exemple bien concret. Le pain invendu, qui aurait autrefois été perdu, devient l'ingrédient vedette d'un produit tout neuf. Et quand on sait que le pain est l'un des aliments les plus gaspillés au monde, chaque miche sauvée compte. Sans rien gaspiller.
C'est ça, au fond, l'économie circulaire qui a de la gueule : pas un grand discours, juste un geste de bon sens, transformé en quelque chose de bon.
Une collab d'ici, avec des gens qui nous ressemblent
Cette bière, on ne l'a pas faite seuls. Elle est brassée par Silo, une microbrasserie de notre coin de Montréal — assez proche pour qu'on puisse dire, sans exagérer, que notre pain n'a que quelques rues à parcourir avant de devenir bière. Difficile de faire plus circuit court.
Et c'est exactement le genre de projet qu'on aime. À La Bête à pain, on a un faible pour les collaborations avec des gens d'ici : des artisans, des producteurs, des passionnés qui partagent la même obsession que nous pour le bon, la qualité des ingrédients et le respect de l'environnement. Quand ces valeurs-là se rencontrent, il en sort toujours quelque chose de spécial. Cette bière en est la preuve liquide.
Où goûter la bière La Bête ?
Envie de goûter à notre économie circulaire ? La bière La Bête est en vente dans les succursales de La Bête à pain et chez Silo. Et on la doit au talent de nos complices de Silo : merci à eux d'avoir transformé notre pain en quelque chose d'aussi bon. La prochaine fois que vous lèverez votre verre, souvenez-vous : ce petit goût brioché, c'est du pain qui a eu droit à une seconde vie.
FAQ : la bière au pain en quelques questions
Comment fait-on de la bière avec du pain ? Le pain invendu est séché puis intégré à la recette de brassage, où il remplace une partie des céréales. Ses sucres se transforment en alcool sous l'action de la levure — exactement comme les céréales le feraient.
C'est quoi, l'économie circulaire ? C'est un modèle qui vise à éliminer le gaspillage en gardant les ressources en usage : ce qui serait un déchet devient la matière première d'autre chose. Notre bière en est un exemple, puisqu'elle donne une seconde vie à notre pain invendu.
Quel goût a la bière La Bête ne laisse pas de miettes ? C'est une ale dorée à 5 %, au goût légèrement brioché, avec une fine amertume et une note fruitée. Le pain lui apporte une belle rondeur.
Qui brasse la bière ? Elle est brassée par la microbrasserie montréalaise Silo, en collaboration avec La Bête à Pain.
Pourquoi transformer le pain en bière ? Parce que le pain est l'un des aliments les plus gaspillés, et parce que le pain et la bière partagent les mêmes ingrédients de base. Le transformer plutôt que le jeter, c'est bon pour la planète… et pour les papilles.